Audition du juge Burgaud, déchaînement médiatique…
Quelques sons récupérés au cours des nombreuses éditions spéciales organisées par les télévisions françaises lors de l’audition du juge Burgaud par la commission chargée de l’enquête sur l’"affaire d’Outreau".
Sans avoir les compétences de juger d’où viennent les causes de cette erreur judiciaire qui restera sans aucun doute dans les annales et sans avoir la prétention de juger quelque parti que ce soit, j’ai pourtant éprouvé une drôle de sensation à l’écoute des reportages, des interviews réalisés par mes "confrères" (terme oh combien prétencieux) au cours de ces dernières semaines. Ce sentiment, cette sensation, je crois bien que c’est de la honte. Comme si tous les journalistes s’étaient transformés en rapace vorace, en hyène puante.
A vouloir soit disant éclaircir le débat, on l’a orienté, foscillisé, lamentablement écarté de sa fonction première.
Est-ce un état d’esprit acquis au fil des dernières années ou partagez-vous cette impression? Impression selon laquelle depuis la mort de Marie Trintignant à Vilnius l’été 2003, les journaux rongent le moindre os médiatique voracement, à la limite de la décence. On ne délaye plus l’information, on l’alourdit, on la rend indigeste et malsaine. Mais ça, je ne pense pas que ce soit d’aujourd’hui, j’ai peut-être (enfin) découvert l’envers du décor et du métier… Et ben on n’est pas sorti de l’auberge…
